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Le fils du président guinéen condamné à trois ans de prison avec sursis

Lundi 10 février, la justice française a condamné Teodorin Obiang, vice-président du pays que dirige son père depuis 40 ans, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende dans l’affaire dite des « biens mal acquis ».

Coupable de blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance, Teodorin Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale, a été condamné par la cour d’appel de Paris lundi 10 février 2020. Il est cependant le premier dirigeant africain à avoir été condamné en France dans l’affaire dite des « Biens mal acquis ».

Ancien ministre promu vice-président, le fils du président Teodoro Obiang Nguema ne s’est pas présenté lors de son procès en appel, pas plus qu’au premier procès il y a trois ans. Ses avocats n’ont eu de cesse de contester la légitimité de la justice française.


Pour rappel, le 27 octobre 2017, à l’issue du premier procès dit des « biens mal acquis » devant la justice française, le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé la même peine d’emprisonnement mais avait assorti du sursis l’amende de 30 millions d’euros.

Gout de luxe

Connu pour ses gouts de luxe, la vie de Teodoro a des airs de feuilleton, ou plutôt de télénovelas. En effet, c’est l’enquête, ouverte après des plaintes des associations Sherpa et Transparency International, qui avait mis au jour l’ampleur du patrimoine dont dispose en France Teodorin Obiang : objets d’art, vêtement de grandes marques (Versace, Gucci, Dolce & Gabbana), voitures de luxe (Rolls Royce, Bugatti…), yacht, demeures luxueuses ou cet hôtel particulier de 101 pièces avec hammam et discothèque, décoré de marbre et pourvu de robinets recouverts d’or. Un train de vie très éloigné du quotidien de son pays pétrolier du golfe de Guinée, où plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Lundi, la justice française a confirmé la confiscation de l’ensemble des biens saisis, dont le somptueux hôtel particulier, qui reste toutefois suspendue à une décision de la Cour internationale de justice (CIJ). Une série d’audiences opposant Malabo à Paris est prévue à La Haye la semaine prochaine, du 17 au 21 février.

Danielle Ngono Efondo

 

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